AIP : test et retour sur ce protocole auto-immun

J’ai testé l’AIP, je vous dit pourquoi j’ai adoré! Après deux ans, je vois encore les bienfaits que mon corps a pu avoir grâce à ce protocole.

La première année paléo, a été pour moi une totale découverte de saveurs, d’aliments, de modes de cuissons différents, etc… Lors de ma deuxième année, j’ai essayé de comprendre pourquoi la paléo ne paraissait ne pas me convenir. Je n’avais pas les résultats que tout le monde avait : perte de poids, muscles plus dessinés… Je voulais, malgré tout, garder cette alimentation car elle me semblait (et me semble toujours!) totalement adaptée et intuitive.

Grâce à des whole30, des défis « sans sucre », j’ai pu commencer à en savoir un peu plus sur mon corps et ses réactions face aux différents aliments. J’ai notamment découvert que je ne supportais pas très bien les fruits et légumes amidonnés (patates douces, pommes de terre, bananes…) ni les noix ni les sucres naturels (sirop d’érable, miel…). En réalité, j’ai compris que les aliments à forte teneur en glucide en général ont un mauvais effet sur moi. Ceux-ci me rendent ballonnée, de mauvaise humeur et j’ai parfois des réactions vraiment étranges (comme des hématomes sur le ventre) quand j’en mange en trop grosse quantité. Parce que oui, j’ai clairement un problème de gourmandise avec les noix et les glucides. J’adore ça ! Même un peu trop d’ailleurs…

Pour ma troisième année, j’ai voulu aller plus loin dans la paléo et comprendre un peu plus le côté scientifique. Je me suis procurée le livre « The Paleo Approach » de Sarah Ballantyne. Cet ouvrage, que je recommande à toutes celles et tous ceux qui comprennent l’anglais, est très complet. Il explique en profondeur pourquoi éviter les céréales, les légumineuses, les laitages et tous les aliments transformés mais aussi pourquoi et comment certains aliments considérés comme paléo peuvent procurer les réactions chez certaines personnes. Sarah nous explique aussi comment il est possible d’améliorer notre condition si nous souffrons de maladies auto-immunes (quand le corps se rebelle et s’attaque lui-même). Voici ce qu’est l’AIP (pour protocole auto-immun) : une diète permettant de de sentir mieux quel que soit notre état de santé. Il permet aussi de découvrir les aliments qui nous sont plus ou moins adaptés (de façon personnelle).

 

tostones

Les tostones, une recette totalement AIP!

 


1. Quels sont les aliments à privilégier en AIP ? Ceux à éviter ?

2. Comment se passe le protocole AIP ?

3. Qu’ai-je pu observer ? Quels bénéfices ai-je pu tirer du protocole AIP ?

4. Et aujourd’hui ?

5. Conclusion

 


1. Quels sont les aliments à privilégier en AIP ? Ceux à éviter ?

 

Les aliments à privilégier sont comme toujours :

  • Les légumes provenant de l’agriculture biologique (verts, crucifères…)
  • Les protéines animales provenant de la chasse ou de bêtes élevées en plein air et nourris à l’herbe (gibier, bœuf, porcs, volaille, poisson, fruits de mer…)
  • En petite quantité, les fruits provenant de l’agriculture biologique (agrumes, pommes, poires…)
  • En petite quantité les légumes amidonnés et haute teneur en glucides (patate douce, plantain, banane, courges d’hiver, betterave…)

 

Les aliments à éviter, en plus de tout ce qui n’est pas paleo (céréales, légumineuses, produits laitiers, produits transformés et raffinés), sont :

  • Les œufs
  • Les noix (amandes, noix, macadamia, cajou…)
  • Les graines (citrouille, lin, tournesol…)
  • Les épices et mélanges d’épices dérivées de graines (poivre, muscade, graines de coriandre, moutarde…)
  • Les « nightshades », les légumes appartenant à la famille des solanacées ou appelé parfois aussi « légumes du nouveau monde » (pomme de terre, aubergine, tomate, poivrons, piment…)
  • Les épices et mélanges d’épices dérivées de légumes du nouveau monde (paprika, curry…)
  • Les sucres naturels (sirop d’érable, miel…)
  • Le thé et le café

 

 

2. Comment se passe le protocole AIP ?

 

Pendant une période minimale de trente jours (ou jusqu’à ce que les symptômes disparaissent), on élimine les aliments nommés précédemment.
Ensuite, on peut commencer à réintroduire certains aliments (un à la fois et avec quelques jours d’intervalle entre chaque) afin de savoir si notre corps réagit ou non.

Personnellement je sais désormais que les aliments qui me posent problème sont :

  • Les œufs (inconfort intestinal)
  • Les produits laitiers (boutons sur le visage, ballonnements)
  • Les noix (ballonnements, sentiment de culpabilité, addiction)
  • Le café à haute dose (tremblements, stress, sentiment d’être droguée)

 

 

3. Qu’ai-je pu observer ? Quels bénéfices ai-je pu tirer du protocole AIP ?

 

Au début, le protocole AIP peut paraître assez complexe à suivre, surtout avec l’élimination des œufs, des solanacées (adieu tomates chéries…) et des noix, mais une fois que l’on connait bien les aliments à éviter, cuisiner est de plus en plus simple. Les résultats arrivent rapidement, ce qui est vraiment motivant.
Ce quoi m’a paru le plus contraignant a été le fait de devoir changer mes habitudes de cuisine. Plus de sauce tomate, plus d’œuf le matin… J’ai dû trouver des nouvelles recettes et en particulier pour le petit déjeuner.
Aussi, l’arrêt du café a été pour moi un petit défi. Je me suis rendue compte que je l’utilisais comme « booster » et comme récompense. En fait, j’étais complément accro!

 

Côté points positifs, voici ce que j’ai pu observer après trente jours d’AIP :

 

  • Meilleure digestion

J’ai une meilleure digestion depuis que j’ai commencé mon premier AIP (je l’ai fait par deux fois). Même après avoir réintroduit quelques aliments et si je fais quelques écarts (paleo ou non), mon corps réagit beaucoup mieux. Je ne me sens plus ballonnées pendant plusieurs jours comme avant. Rien que pour ça, je dis merci à l’AIP!

 

  • Moins stressée

Lorsque j’ai commencé l’AIP j’étais dans une période de stress intense au travail. J’aime les défis. J’ai donc combiné stress déjà présent et nouvelle alimentation. Contre toute attente, mon stress a vraiment diminué, j’avais l’impression d’avoir plus de contrôle sur ce qu’il pouvait m’arriver. Un peu de zen dans ma vie m’a fait du bien et je le ressens encore aujourd’hui.
Plus de confiance en moi : Ça, ça n’a pas de prix ! Se sentir bien dans son corps est tout simplement un cercle vertueux qui donne encore plus envie de prendre soin de soi et des autres… Parfait!

 

  • Moins de sensations de faim, moins de fringales

J’ai tout simplement moins faim. Avec l’AIP j’ai commencé à diminuer les glucides. J’ai compensé avec plus de gras! En plus de ne pas avoir pris un gramme, j’ai eu moins faim. Et qui dit moins faim, dit aussi moins de fringales. Je n’avais plus (enfin, beaucoup moins) cette envie de tout manger ce qu’il y avait dans mes placard ou dans mon frigo. Encore là, je dis merci à l’AIP!

 

  • Désintérêt total pour le sucre

Dis comme ça, ça parait triste mais finalement, quand on connait les effets du sucre sur l’homme on se dit que ce n’est pas si mal. Le sucre et le gout sucré ne m’intéressent plus du tout (en revanche, le gras et la viande, j’adore!). Plus fort encore, quand je mange une cuillère de miel ou un carré de chocolat, il n’y a plus cette satisfaction que je pouvais ressentir avant. Attention ici, je sais que si je recommence à manger plus souvent des aliments sucrés, tout pourrait revenir!

 

  • Une peau plus belle

Je l’ai surtout ressenti sur mon visage. Ma peau était plus lisse, plus lumineuse. Adieu la sensation de peau grasse.

 

  • Un poids stabilisé

J’ai beau faire très attention à ce que je mange, mon poids ne bouge plus, il est comme stabilisé. Si je mange trop, je prends quelques kilos c’est vrai, mais je sais que je suis capable de revenir à la normale simplement en reprenant mon alimentation pseudo-AIP (cf. paragraphe suivant).

 

 

4. Et aujourd’hui ?

 

Je ne mange pas AIP tous les jours, j’ai réintroduit quelques aliments comme les « nightshades » car je n’ai pas ressenti d’effets lors des tests. De plus, ne pas manger de tomates ni d’aubergines en été peut s’avérer assez compliqué, non ? J’ai une alimentation que je qualifierais de « pseudo-AIP ». Je garde les mêmes principes, j’ai ajouté les aliments qui ne me font pas d’effet et je limite ceux qui en ont (œufs, noix, glucides, café…). Cela varie aussi avec mes envies, par moment je peux prendre un café par jour puis ensuite ne plus en boire pendant quelques mois. J’écoute mon corps autant que possible. Après un AIP, mon corps accuse beaucoup mieux le coup si je fais un excès, ce qui est bien agréable. Cela me permet d’être moins stressée et de plus profiter de la vie.
Je suis parvenue à trouver un équilibre, je me sens bien comme cela.

Cependant, je garde toujours l’AIP dans un coin de ma tête et je sais que je peux reprendre le protocole après une période un peu plus relax (voyages, vacances). Ça me rassure.

 

 

5. Conclusion

 

Si votre question est : « devrais-je essayer l’AIP ? » ma réponse sera bien évidemment « oui! » ne serait-ce que pour tous les bénéfices que j’ai pu tirer et tout ce que j’ai pu apprendre sur moi-même.
Si vous trouvez que ce protocole est trop contraignant, dites-vous que si vous n’y arrivez pas du premier coup ce n’est pas très grave. N’oubliez simplement pas que si vous le faites ce n’est que pour vous et votre santé. Votre corps vous remerciera.



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